Chercher à rencontrer une femme si son mariage bat de l’aile ?

Puis-je rencontrer des femmes sans aller plus loin si je suis marié uniquement civilement avec ma femme, qui me dit ne plus avoir de sentiments pour moi, et avec qui je n’ai plus aucune intimité (ce qui m’a permis de retourner communier puisqu’elle ne veut pas se marier sacramentellement) ? J’ai 29 ans et je suis désespéré car je n’ai aucun soutien émotionnel, ni amical. J’aimerais retrouver quelqu’un qui m’aime réellement.

On peut se demander ce que signifie « sans aller plus loin ». Nous supposons que cela implique de ne pas avoir de relations sexuelles avec elles. Mais, même dans ce cas, la relation n’est pas ordonnée.

Bien sûr, un homme peut rencontrer une femme, prendre un repas ou avoir une activité avec elle en toute amitié. Il nous semble cependant que ce n’est pas ce registre simplement amical qui est évoqué ici, mais bien d’être en recherche d’une future partenaire amoureuse. Tant que l’auteur de la question est marié, ce n’est pas juste, même s’il est marié uniquement civilement.

En effet, l’Eglise reconnait le mariage naturel. Il est bel et bien marié, il ne vit pas en concubinage et ses enfants éventuels ne sont pas illégitimes. En revanche, l’Eglise commande à deux catholiques de se marier religieusement et c’est en cela qu’il n’est pas dans une situation ajustée à sa foi catholique.

Le mieux à faire plutôt que d’aller voir ailleurs, il nous semble, c’est de tenter de sauver son mariage. C’est difficile puisqu’il semble que ce soit sa femme qui refuse la relation. Mais a-t-il tenté, par exemple, de consulter un conseiller conjugal ? S’il n’a que 29 ans, on peut supposer que sa femme est jeune aussi, et qu’elle fait preuve d’une certaine immaturité. Une thérapie de couple peut être utile.

Même si elle n’est pas croyante (ce qui semble le cas si elle n’a pas voulu se marier à l’Eglise), l’auteur de la question peut lui proposer une session couple dans un mouvement d’Eglise, du type des sessions Cana-couple du Chemin Neuf. Voire carrément une retraite de couple. On ne sait jamais, des non-croyants peuvent accepter de prendre un temps pour réfléchir et les retraites en attirent beaucoup.

Enfin, si son épouse refuse, l’auteur de la question peut lui-même prendre un temps de retraite ou consulter un prêtre pour prendre une décision. Il peut décider de divorcer. A partir du moment où elle a refusé le mariage catholique, il peut se séparer de sa femme au titre du privilège paulin car ce refus peut être considéré comme une façon de l’empêcher de vivre sa foi.

Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il pourra songer à se remarier, et donc à rencontrer une autre femme. En revanche, nous recommandons de se tourner dès maintenant vers des soutiens de personnes bienveillantes pour l’aider dans cette épreuve : amis, famille, groupe de prière, groupe de jeunes professionnels catholiques « JP », équipe JP au MCC, accompagnateur spirituel etc. Et s’il le faut, un soutien psychologique.

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Commentaires

  1. Pédraton

    Vous dites : « L’Église reconnait le mariage naturel. Il est bel et bien marié, il ne vit pas en concubinage. » La première phrase est juste, mais l’application à la situation de la personne en question est erronée, car les catholiques étant tenus à la forme canonique du mariage, ils ne peuvent pas contracter de mariage simplement naturel valide. Or, l’auteur de la question étant baptisé (puisqu’il communie), son mariage civil n’est pas un mariage naturel valide.

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