Correction fraternelle

Le pire c’est qu’actuellement même les évêques se donnent tous a l’hérésie sans que le Vatican ne les réprimandent sous prétexte de compassion. Les évêques allemands avec leur chemin de synodalité hérétique se pensent au-dessus de l’Eglise. L’Eglise est maintenant présentée comme une ‘action sociale’, une ONG pour nous confirmer et endormir dans nos désirs pervers, dans nos péchés à la mode, tout cela au nom d’une fausse compassion au détriment de la Vérité éternelle. Les prêtres et politiques catholiques disent n’importe quoi avec la bénédiction de leurs évêques et même du Pape lui-même. Le prêtre américain Father James Martin, le président Joe Biden et la députée Nancy Pelosi qui propagent leurs mensonges LGBT et font la promotion de l’avortement en sont des exemples éminents. Tout celui qui oppose ces mensonges est accuse de dureté légaliste qui ne donne pas vie, de manquer de compassion. Où est passée la correction fraternelle ?

 

Nous avons pour parti-pris de ne pas commenter l’actualité. Mais, sans la commenter, nous pouvons tout de même rappeler des faits car cette question nous étonne beaucoup, à l’heure où le St Siège a fait plusieurs interventions pour mettre en garder les évêques allemands. Pour quiconque a une petite expérience du langage fleuri et feutré de la diplomatie vaticane, le message est quand même très clair.

 

De même, Nancy Pelosi s’est vue refuser la communion par son évêque La correction fraternelle se fait, croyez-nous. Savoir si elle sera entendue est une autre affaire.

 

En outre, malheureusement, il y a de nombreux prêtres, et même des théologiens (prêtres ou non) qui disent de grosses bêtises. Cela fait partie de leur liberté d’expression. Cette question nous permet néanmoins de revenir sur le distingo entre ce que dit un prêtre en prédication (c’est la même chose pour un catéchiste). Il a alors mandant de l’Eglise pour annoncer la foi catholique et ne peut dire des choses contraires au Magistère.

 

Ce n’est pas la même chose lorsqu’il écrit un livre, communique sur les réseaux sociaux ou, dans une certaine limite, enseigne en théologie, donc dans l’enseignement supérieur. Là, sa liberté de parole est plus grande car on est dans le cadre du débat, la disputatio, qui est au cœur même de la réflexion théologique. Il faut donc dire vraiment d’énormes hérésies pour être interdit d’enseignement.

 

Cela a un corollaire : n’importe qui, alors, prêtre ou non, consacré ou non, ou même chrétien ou non, peut lui répondre et réfuter ses erreurs. Il est, en quelque sorte, à égalité avec tout le monde. S’il fait de la propagande LGBT sur Tik Tok ou autre, c’est son droit, mais c’est aussi le droit de son évêque de dire publiquement que ces propos sont contraires à la foi catholique et à tous les internautes qui le désirent de le contredire.

 

« Où est passée la correction fraternelle ? » Là où des catholiques courageux prendront la parole publiquement pour présenter la doctrine de l’Eglise et corriger les erreurs dans le cadre de débats, avec des arguments solides. D’où l’intérêt de se former sur la saine doctrine. Nous espérons y contribuer. Car nous aussi, nous écrivons des livres pour annoncer la foi catholique.

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Commentaires

  1. Alex

    A l heure des reseaux sociaux, le distingo et disputatio ne contribuent qu a nuire aux fideles. Cette duplicite est du diable. Un pretre qui affirmerait la presence reelle de Jesus dans l Eucharistie au cours d une predication pour la renier sur Youtube ou tiktok n aura pas mon respect. Il doit etre discipline.

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