“Elan” eucharistique ?

A l’occasion d’une assemblée dominicale en l’absence de prêtre, le diacre omet la prière eucharistique et passe directement de la prière universelle au Notre Père, puis donne la communion. Il manque bien sur la prière eucharistique et “l’élan” qui accompagne la divinisation du pain et du vin. Mais cet élan eucharistique n’est-il pas inclus dans l’hostie consacrée ?

Nous n’avons jamais entendu parler d’ « élan » à propos de l’Eucharistie et le fait que la question mette le mot entre guillemets suggère que c’est une qualification atypique. Du coup, la réponse n’engage que nous, en fonction de ce que nous en avons compris. Il nous semble que la « présence » et « l’élan », ce n’est pas la même chose. Bien sûr, la Présence réelle est bien matérialisée par l’hostie consacrée. Mais on ne peut pas dire que c’est la même chose que la consécration, si c’est ce que la question entend traduire par « élan ».

Par exemple, on communie dans bien des Offices de la Croix du Vendredi Saint (même si ce n’est pas systématique selon les pays et même les lieux en France). Pourtant, il est bien clair que ce n’est pas une Eucharistie. Au contraire, les tabernacles sont vides. On manifeste ainsi l’absence du Christ, tout le contraire de l’élan de sa présence qui ne se retrouvera qu’à la Vigile Pascale.

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Commentaires

  1. Ma question est sans doute mal posée : quelle est le rôle des fidèles au moment de la consécration ? Comment s’y associent-ils et que leur manque-t-il s’il y a communion sans assistance à la consécration ?

  2. GarBat

    Le Vendredi Saint, les hosties ont été consacrées la veille, il y a donc bien consécration.
    Sans consécration, l’hostie est un morceau de pain, point.

  3. PRIVE Gérald

    Il y a dans le partage eucharistique en attente de prêtre, présidé par un laïc ou un diacre (je suis diacre permanent), un double aspect : d’une première part, comme une joie secrète de savourer le Corps du Seigneur malgré l’absence du célébrant et, d’autre part, une tristesse profonde en l’absence de la consécration. La manducation qui n’est pas précédée de la consécration, c’est quand même un repas sans sel. Mais c’est aussi un appel au Seigneur qu’il nous donne de bons et saints prêtres !

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