Les théologiens peuvent-ils discréditer des erreurs?

Le contenu de la formation de cet institut (https://reponses-catholiques.fr/se-former-en-etudes-de-bible-a-linstitut-docteur-angelique-ou-ailleurs/) étant entièrement disponible sur internet, est-il possible pour les théologiens issus de institutions reconnus, cités plus hauts de donner les erreurs ou égarement théologiques des enseignants dudit institut ? Pour ma part cela donnerait un discrédit immuable. Sinon, cela peut donner cours à diverses interprétations. Merci de nous éclairer.

Le mieux est de les interroger directement, nous ne pouvons pas parler à leur place. Mais un théologien d’une faculté ne va pas répondre à des erreurs s’il n’a pas de mandat. Soit de l’Eglise, qui demanderait une enquête, comme dans les procédures de béatification ou de reconnaissance de miracles. Ou soit dans le cadre du débat scientifique, des publications répondant à des publications, des intervenants dans des colloques académiques devant répondre à des questions des participants.

Ce qui pose la question de connaitre les publications scientifiques des professeurs de cet institut. Quelles sont-elles ?

En revanche, nous craignons que considérer que des théologiens débattant avec ceux de cet institut aboutirait à un « discrédit immuable » est un vœu pieux. Tout le monde a le droit de s’exprimer et si toutes les erreurs contre la foi catholique pouvaient recevoir un « discrédit immuable » parce que des théologiens sérieux y répondent, il n’y aurait jamais eu d’hérésies. Bien sûr, il faut y répondre et les plus grands théologiens le font depuis le Ier siècle, ce qui a permis d’approfondir la doctrine. Autrement, la seule chose que l’Eglise peut faire, c’est d’interdire d’enseignement certains théologiens dans l’erreur. Mais rien ne les empêchera d’enseigner ailleurs que dans une faculté canonique. Ou encore de refuser à une université de délivrer des diplômes canoniques. Ce qui est bien la question que nous posons pour celle-ci.

Prenons un exemple : l’Eglise a interdit l’enseignement de la théologie de la libération (pour être exact, de certaines dérives de cette théologie) et interdit d’enseignement certains théologiens comme Jon Sobrino. Le lecteur croit-il sérieusement qu’ils ont arrêté d’enseigner et de publier ailleurs ? D’avoir une influence sur certains catholiques ?

Arrêter la propagation des erreurs suppose aussi une responsabilité des fidèles, qui doivent se renseigner sur à qui ils ont affaire et se former dans des lieux de formation sérieux. Nous avons donné quelques critères pour cela.

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