Pourquoi le dialogue inter-religieux?

Jean-Marie, va te pencher sur les gauchistes, profs, éducateurs, mais aussi imams, et rabbins pédophiles. Après, tu pourras venir parler des chrétiens, qui eux, les vrais tiennent en abomination la pédophilie. On n’a aucune leçon à recevoir d’[x%€ !$ !] gauchistes quand il s’agit de morale. Ensuite, concernant l’article, il s’inscrit dans l’abomination maçonnique. Soutenir qu’embrasser le livre d’un culte anti Christ comme l’islam serait “chrétien”, non c’est maçonnique. Si ce cet abaissement gravissime qui se prétend vertueux, serait bon alors on attendrait AU MOINS que des grands imams et soi-disants savants de cette religion embrassent publiquement les Evangiles de notre Jésus Christ. Cela ne s’est jamais fait et ne se fera jamais, comme on ne verra jamais un grand rabbin embrasser les évangiles du Christ. Les musulmans sont en sécurité et très à l’aise et se répandent sur les terres catholiques. Peut-on en dire de même des chrétiens en terres d’islam ? Votre “dialogue intereligieux” ne serait pas juste une soumission humiliante et de souille face à des adversaires ? Regardes le résultat de vos compromissions immondes avec les anti Christs : les détenteurs des médias continuent de pourrir les chrétiens dans leurs cinémas et donc dans la tête des gens, les pays musulmans continuent de persécuter les chrétiens, et les gauchistes de vous salir de “pédophiles”. Cela ne sert que le mal, le pacte avec le mal.

Nous ne savons pas qui est ce « Jean-Marie » et, comme cette question commente l’article https://reponses-catholiques.fr/que-penser-de-jean-paul-ii-embrassant-un-coran/, nous précisons que le pape en question s’appelle « Jean-Paul » et non « Jean-Marie ». Par ailleurs, nous avons hésité à répondre à cette question employant des termes insultants mais, l’actualité rendant le sujet du dialogue inter-religieux éruptif, il nous semble utile de revenir dessus. Passons, cependant, sur les accusations de « maçonnisme ». Quand nous écrivons https://reponses-catholiques.fr/pourquoi-ne-peut-on-pas-etre-catholique-et-franc-macon/, https://reponses-catholiques.fr/franc-maconnerie-et-foi-catholique-12/ ou encore https://reponses-catholiques.fr/franc-maconnerie-et-anthropologie-chretienne-22/, elles ne nous semblent pas très solides.

Nous n’avons pas compris non plus ce que la question de la pédophilie vient faire à propos du dialogue inter-religieux, donc nous n’y répondrons pas. Si l’auteur de la question veut dire que rien ne démontre que les catholiques seraient plus pédophiles que les autres, voire que des indices plaident qu’ils le seraient moins, nous sommes bien d’accord avec lui. Mais ce n’est pas le sujet. S’agissant du dialogue inter-religieux, il est évident que des maladresses ont pu être commises et que certains font des excès de zèle et peuvent choquer des catholiques sincères.

Mais, ceci dit, à la question « Votre ‘dialogue inter-religieux’ ne serait pas juste une soumission humiliante et de souille face à des adversaires ? », la réponse est « non ». Pourquoi ? D’abord parce que, pour un chrétien, PERSONNE n’est un adversaire, à part le diable. TOUT LE MONDE est un frère car nous sommes TOUS enfants de Dieu, même les non-chrétiens. La différence avec eux, c’est que nous le savons car Dieu nous a adoptés (cf. St Paul).

De ce fait, le dialogue inter-religieux n’est pas une option, c’est un impératif que le Christ nous donne lui-même et qu’on retrouve déjà dans l’Ancien Testament : Jonas dialogue avec les marins païens dans le bateau en train de faire naufrage, puis part à Ninive, Jésus dialogue avec la Syro-phénicienne ou la Samaritaine, St Paul dialogue avec les philosophes de l’Aréopage, St Jean Damascène débat avec un « musulman » anonyme dans sa Controverse, St François d’Assise dialogue avec le sultan, St François-Xavier dialogue avec les bonzes etc. Il ne peut y avoir d’évangélisation sans dialogue préalable. Ce qui n’empêche pas le dialogue de pointer les désaccords et dire les choses qui fâchent.

A la question de « Les musulmans sont en sécurité et très à l’aise et se répandent sur les terres catholiques. Peut-on en dire de même des chrétiens en terres d’islam ? », nous répondrons, « Et alors ? » Depuis quand un chrétien recule devant la persécution ? Depuis quand il applique la Loi du Talion quand le Christ dit de la dépasser en Mt 5, 40-44 : « Si quelqu’un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. »

Un chrétien n’attend pas la réciprocité, il attend la conversion du cœur. Non, des musulmans ou des Juifs n’embrasseront probablement pas de si tôt un Evangile. Mais l’acte du chrétien, en faisant le premier pas, est de rendre leur anti-christianisme intenable et cela finira par parler au cœur de certains. Les progrès qu’on fait de nombreux intellectuels juifs ou farouchement athées pour finir par reconnaître les bienfaits du christianisme se lisent tous les jours dans les media. Et combien de musulmans, certes dans une grande discrétion, se convertissent au catholicisme en Algérie, en Iran ou dans nos quartiers ? Pour cela, il a fallu que les chrétiens fassent beaucoup d’efforts de dialogue avec eux, afin de rendre l’évangélisation audible.

La question devient alors : prend-on au sérieux ces paroles du Christ ?

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Commentaires

  1. Marie

    Jean-Marie est la personne qui a commenté l’article en tout premier.
    Reda lui répond

    Jean-Marie
    20 mai 2020 at 7 h 42 min

    Que penser d’un pape qui a largement protégé les curés, évêques et cardinaux pédophiles…

  2. Anathème soit celui qui a écrit cet article. Nous ne somme pas tous enfants de Dieu.
    “Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.”

  3. Benoît YZERN

    De même que l’on ne comprend rien au consensus ou au dialogue oecuméniste interconfessionnellement correct si l’on ne comprend pas qu’il découle d’un changement d’inspiration théologique, apparu dans l’entre-deux-guerres, et qui s’est particulièrement manifesté dans l’oeuvre et la pensée du bénédictin Beauduin et dans celles du dominicain Yes Congar…

    De même, on ne comprend rien au consensus ou au dialogue inclusiviste interreligieusement correct si l’on ne comprend pas qu’il procède d’un changement d’inspiration philosophique, apparu, lui aussi, dans l’entre-deux-guerres, et qui s’est remarquablement concrétisé au contact de certains courants et de certains auteurs : d’une part l’intersubjectivisme, le phénoménologisme, le transcendantalisme, et, d’autre part, Buber, Scheler, Jaspers, Eliade, Lévinas, Ricoeur.

    Dans cet ordre d’idées, il n’est pas question ici de réussir à diaboliser le concordisme anthopologique et axiologique interreligieux, notamment wojtylien, mais il est question ici d’inciter à l’analyser,

    – d’une part au contact des sources d’inspiration philosophiques évoquées ci-dessus,

    – d’autre part, au contact des centaines de textes pontificaux, notamment de Jean-Paul II, dans lesquels se trouvent de nombreuses expressions et de nombreuses omissions particulièrement caractéristiques d’un état d’esprit iréniste,

    – enfin, au contact d’un risque d’évolution ou d’un type d’orientation qui tend à faire déboucher ce concordisme anthropologique et axiologique interreligieux sur une espèce de syntonisme pneumatologique voire théologique interreligieux.

    C’est tout le problème posé par le passage de “l’esprit de Casablanca” (cf. le discours de Jean-Paul II, en août 1985) à “l’esprit de Tibhirine”, au sein duquel un irénisme démesuré et désordonné risque souvent de déboucher sur une véritable apostasie, peut-être bien intentionnée mais sûrement caractérisée, compte tenu d’une partie des textes de Christian de Chergé.

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