Pourquoi nous ne sommes pas “Catholic Answers” ?

Quels sont vos projets d’avenir ? Comptez-vous devenir comme l’organisation catholique américaine Catholic answers ? Ce serait vraiment fantastique vu qu’il n y a pas trop de gens qui expliquent et défendent la foi en français comme c’est le cas en anglais. Par exemple, une petite recherche en anglais sur YouTube sur une question de foi catholique débouche sur une multitude des théologiens, prêtres et catholiques laïcs sérieux qui tous se donnent à défendre la foi. Ce n’est pas du tout le cas en français. Le peu de gens sérieux qui parlent de foi catholique en français, en parlent comme si c’était déjà une évidence pour tous. L’anglais a sauvé ma foi que mon incapacité à expliquer avec l’aide des Ecritures face aux attaques protestantes en particulier a failli détruire.

Ce n’est pas la rédaction du site réponses-catholiques.fr qui peut répondre à cette question mais le groupe de presse GT Editions, qui en est propriétaire. Nous avons donc relayé la question à son président. Seul lui peut décider des investissements à faire et du projet éditorial.

Car la question soulève des constats bien réels :

  • Le manque de moyens de l’évangélisation en France, en comparaison avec les Etats-Unis
  • « L’entre-soi » des catholiques français, qui ne se pensent pas encore comme minoritaires dans une société qui n’est plus que lointainement catholique (et même chrétienne), au contraire des Américains qui ont toujours été minoritaires dans une société au pluralisme religieux fondateur dès ses origines
  • Avec pour conséquence des deux premiers points une certaine tiédeur, ou manque d’audace, dans l’évangélisation.
  • Le cléricalisme ou le primat du diplôme en France, qui fait que ce sont souvent des prêtres et des théologiens confirmés qui communiquent en ligne, avec le risque de ne pas se rendre compte que la foi catholique n’est pas « déjà une évidence pour tous » (les rédacteurs passés et présents de notre site sont eux-mêmes théologiens, c’est un pré-requis pour la crédibilité de nos articles. Donc nous ne critiquons pas nos confrères d’autres sites)
  • La laïcité à la française qui est clairement un frein, toute tentative un peu audacieuse pouvant être condamnée, médiatiquement, ou même juridiquement. Qu’on pense à la bronca qu’a suscitée la couverture du Cardinal Sarah dans Paris-Match récemment. Il est évident que beaucoup veulent tout simplement que les catholiques se taisent et disparaissent et que ces personnes sont des influenceurs ou des décideurs au plus haut niveau de l’Etat, de l’administration, des entreprises, des media. La situation est quand même différente aux Etats-Unis, même si les chrétiens sont davantage discriminés qu’auparavant.

En revanche, nous trouvons l’auteur de la question un peu sévère. Des initiatives pour communiquer plus largement, en particulier vis-à-vis des jeunes ou des publics ciblés (musulmans s’intéressant au christianisme, par exemple) existent, surtout dans le Renouveau charismatique. Elles n’ont pas la force de frappe des actions américaines mais elles méritent d’être encouragées.

Nous avions répondu à une question similaire en 2017 : https://reponses-catholiques.fr/catholic-answers/. La situation n’a guère bougé et nous faisons de notre mieux pour répondre aux questions et les relayer sur Facebook, bénévolement et en ayant d’autres activités. Notre page Facebook a un peu plus de 1000 amis. C’est peu. Mais c’est en augmentation, preuve que nos publications intéressent ceux qui les lisent.

Vue la variété des questions que nous recevons, il semble que nous arrivons à nous adapter à nos interlocuteurs, du traditionnaliste érudit au sans religion sans aucune culture religieuse, en passant par les jeunes adultes, les musulmans, les étrangers etc.

Nous terminerons, par conséquent, avec la même réponse qu’en 2017. Quiconque veut que nous ayons l’efficacité de Catholic Answers peut nous encourager par un don (https://www.reponses-catholiques.fr/soutenir-reponses-catholiques/). Il peut aussi nous aider en faisant connaître ce site : en parler, diffuser nos articles autour de lui, les poster sur des réseaux sociaux, s’abonner à notre page Facebook, y « liker » et partager nos réponses etc.

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