Quels prêtres voulons-nous ?

Les prêtres ne manquent nulle part au monde et en France. Il ne manque que notre sens de l’universalité de l’Eglise! Quel prêtre cherchez-vous? Blanc ou Noir; jaune ou rouge? Un êvêque écrit pendant la journée pour les vocations: Je recrute! Un prêtre noir lui repond: je suis disponible; je vis en France sans paroisse! L’évêque lui déclare: ce n’est pas ce profil que je cherche! Question: y a-t-il un profil pour accueillir un prêtre? La réponse: oui, il faut que le prêtre soit LGBT! Aucune surprise! Souvenez-vous de 2016 en Irlande du Nord: l’archevêque avait retiré ses séminaristes du séminaire où ils étaient obligés de pratiquer le mariage pour tous! Telle est la cause première du manque de prêtre dans certains pays d’Europe! Dans un avenir proche, seuls les homosexuels seront admis au séminaire! Prions pour l’Eglise qui se meurt du dedans! Il faudra que le pape réagisse avant qu’il ne soit trop tard! Le clergé est infiltré par les lobby LGBT! Beaucoup de séminaristes et prêtres en souffrent sérieusement!

Nous ne sommes bien sûr pas d’accord avec ce commentaire et ne le cautionnons pas. Dans le meilleur des cas, nous y voyons un “coup de gueule”  qui sort un peu anarchiquement. Mais comme il comporte des questions, répondons-y.

Le commentaire met le doigt sur un point plutôt juste : “quels prêtres voulons-nous ?”  Les préjugés ne sont pas absents de l’Eglise et certains prêtres, en particulier étrangers, ont du mal à se faire accepter. Si nous voulons des prêtres, encore faut-il accueillir ceux qu’on nous donne.

Sur le deuxième point, la réponse à cette question (rhétorique ?) demande à être sérieusement nuancée. Bien sûr qu’il y a des prêtres homosexuels, que certains prélats les recrutent tout particulièrement et qu’ils ne sont pas peu nombreux. En ce sens, le livre de Frédéric Martel posait un diagnostic assez intéressant, même si l’analyse était ensuite gravement erronée. Le rapport Sauvé l’a mis en lumière également. Mais l’auteur de cette question-ci a l’air d’ignorer complètement les mesures prises par Benoît XVI ou la Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis du Pape François qui est en partie une réponse à cet enjeu. Bref,  sa généralisation est exagérée.  Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas prier et agir concrètement pour la sainteté de nos prêtres.

 

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Commentaires

  1. Jean Rascol

    Nous voulons de bons prêtres qui s’adaptent aux besoins de leur communauté et non des chefs qui imposent un style déja choisi à l’avance.

  2. Benoît YZERN

    Dans le contexte de la remédiation à la crise de l’Eglise catholique, qui découle d’un déficit ou d’une distorsion sans précédent de la connaissance, de la compréhension, de la préservation, de la propagation, de la réception et de la transmission du contenu de la foi catholique, nous avons besoin de prêtres qui fassent connaître, qui fassent comprendre, qui fassent aimer le vocabulaire et les argumentaires indispensables à la SURVIE de la foi catholique, en tant que surnaturelle, théologale, et pensée puis vécue en Jésus-Christ et dans l’Eglise.

    En d’autres termes, nous avons besoin de prêtres qui connaissent, qui comprennent et qui aiment, entre autres textes fondamentaux, le Catéchisme de l’Eglise catholique de 1992, le Compendium du Catéchisme de 2005, et le Directoire sur l’homélie de 2014, ce document comportant des liens de correspondance très intéressants entre les paragraphes du Catéchisme de l’Eglise catholique et les textes de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament lus le dimanche pendant la messe.

    Comment se fait-il que tant d’homme d’Eglise multiplient les expressions et les omissions qui amènent à penser qu’ils méprisent ou, en tout cas, négligent ces trois documents absolument fondamentaux ?

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