Un Protestant peut-il se confesser ?

Est-il licite d’inviter un protestant validement baptisé au sacrement de la confession ?

Non. Et pour le coup, le sacrement ne sera pas valide non plus. Les Protestants n’ont pas accès aux sacrements catholiques – à part le baptême, comme la question le pointe avec raison -. D’ailleurs, les Protestants ne reconnaissent eux-mêmes que le Sacrement du Baptême, donc il est curieux que l’un d’entre eux souhaite ou accepte de se confesser. Ou alors, c’est qu’il est en cheminement vers la foi catholique et c’est plus un accompagnement d’entrée en Eglise qui lui conviendrait.

La question serait un peu différente pour un Orthodoxe. Il pourrait validement se confesser (= le sacrement « marche ») mais ce ne serait pas licite (= ce n’est pas autorisé). L’Eglise catholique serait plutôt disposée à accepter et à administrer licitement les sacrements vis-à-vis des Orthodoxes mais la réciproque n’est pas vraie. Les choses sont donc bloquées, sauf pour :

  • Le Mariage, un mariage orthodoxe est valide et licite pour le conjoint catholique
  • Et évidemment pour le Baptême mais la personne baptisée orthodoxe devra quand même faire un parcours d’entrée en Eglise si elle veut être catholique.

Pour en revenir à notre Protestant, cela ne l’empêche bien sûr pas de prier pour demander pardon à Dieu et Dieu peut lui pardonner. Il peut aussi, naturellement, parler avec un prêtre, qui pourra lui donner des conseils spirituels pour se repentir. Il peut aussi recevoir une prière de délivrance ou de guérison intérieure dans une assemblée charismatique catholique.

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Commentaires

  1. Msf

    Bonjour,
    Il me semble que la réponse, dans sa globalité, de devrait être un peu plus nuancée.
    Le code droit canonique prévoit :
    “844 § 3. Les ministres catholiques administrent licitement les sacrements de pénitence, d’Eucharistie et d’onction des malades aux membres des Églises orientales qui n’ont pas la pleine communion avec l’Église catholique, s’ils le demandent de leur plein gré et s’ils sont dûment disposés; ceci vaut aussi bien pour les membres d’autres Églises qui, au jugement du Siège Apostolique, se trouvent pour ce qui concerne les sacrements dans la même condition que les Églises orientales susdites.

    § 4. En cas de danger de mort ou si, au jugement de l’Évêque diocésain ou de la conférence des Évêques, une autre grave nécessité se fait pressante, les ministres catholiques peuvent administrer licitement ces mêmes sacrements aussi aux autres chrétiens qui n’ont pas la pleine communion avec l’Église catholique, lorsqu’ils ne peuvent pas avoir recours à un ministre de leur communauté et qu’ils le demandent de leur plein gré, pourvu qu’ils manifestent la foi catholique sur ces sacrements et qu’ils soient dûment disposés.”

  2. Msf

    J’ajoute au passage les numéros 125 et 130-131 du DIRECTOIRE POUR L’APPLICATION
    DES PRINCIPES ET DES NORMES SUR L’ŒCUMÉNISME.
    Merci.
    Bonne journée.

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